Hier soir,
Pierre, Michael, Alain, Philippe et Marc.
Diebolt Vallois, Fleur de Passion 1999.
100% Chardonnay, un nez fin, très présent et complexe. une bulle très fine.
une bouche vineuse, vive, persistante. très beau Champagne.
La Begou 2005, Maxime Magnon, Vin de pays de la vallée du
paradis
nez de pomme qui s'en va à peine à l'aération, bouche volumineuse avec un
poil d'alcool, heureusement qu'une belle acidité équilibre tout ça. on ne
connait pas le cépage, ça pourrait être du sauvignon ou du chenin, mais sous le
soleil du Languedoc, pas toujours facile de reconnaitre les cépages
traditionnellement septentrionaux. s'harmonise au bout de quelques minutes dans
le verre.
Meursault 1999, J.F. Coche-Dury
pour Philippe, aucun doute, c'est un Meursault. Pierre lui demande comment
il ferait la différence avec un Puligny. heuuu ...... c'est très très bon. un
"Villages" du niveau de bien des 1er crus selon Alain, et on peut attendre ses
petites soeurs pendant plusieurs années encore. impeccable sur la tourte aux
champignons ...
Vosne-Romanée 1er cru "Les Petits Monts" 1997, Domaine François
Gerbet
un joli pinot, le nez sur la groseille, on retouve une pointe acidulée en
bouche. joue sur la finesse, un peu trop même, manque un peu de corps à
l'ouverture, mais prend de la consistance au bout de quelques minutes dans le
verre. pas mal du tout sur les rissoles au boeuf et le pâté de canard.
Château Pradeaux 1993
Pradeaux, toute une histoire. C'est pas faute d'avoir essayé, mais beaucoup
de déceptions avec ce vin, même sur des millésimes réputés. à tel point
qu'Alain reconnait Pradeaux parce que c'est pas bon ... ça va pas faire plaisir
au descendant du ministre de Napoléon et coauteur du Code Civil ... des tannins
asséchants gâchent le plaisir, dommage, il y avait la matière. et ce n'est pas
avec les années que ça va s'arranger. le canard farci fait de son mieux pour
l'adoucir un peu...
Château Grand Pontet 1990, Saint Emilion
puissance et longueur, le vin emplit la bouche, un fruit et une fraîcheur
impressionants pour un vin de 17 ans. très belle bouteille.
Château Calon-Ségur 1990, Saint Estèphe
en comparaison, le Calon-Ségur est plus fermé à l'ouverture et se livre peu.
A l'aération il se dévoile lentement, il est dense et compact, encore une belle
garde possible pour un grand vin à venir.
"Après Minuit" 1997, Patrick Baudouin, Côteaux du Layon
un ovni qui n'a pas bougé en 10 ans, issu de grains botrytisés extrèmement
confits. une concentration phénoménale, un bonbon liquide, un vin de
méditation. 30 degrés potentiels et 11 degrés d'alcool acquis pour plus de 320
grammes de sucre résiduel ! ((30-11)*17) . ce qui n'empêche pas
l'explosion de fruits confits, abricots rôtis, et cette incroyable complexité.
quand je pense que Burtschy et Bettane l'avaient fustigé en déclarant que ce
n'était pas du vin et que ça ne tiendrait pas le choc des années, quel démenti
fulgurant ! mais qu'est-ce qui t'a pris Pierre d'ouvrir ça avant les
autres liquoreux ? l'enthousiasme ? ;-)
"Les Rayelles" 1996, Château Pierre Bise, Côteaux du Layon
Rochefort
on devine un nez sur la figue confite. "heureusement", un léger problème de
netteté au nez et en bouche permet de ne pas trop regretter. je dis
heureusement parce qu'il est de toute façon massacré par Après Minuit. dommage,
parce que c'est 96, et une fois que les papilles se sont un peu désaturées du
sucre du précédent vin, on sent une belle matière en bouche.
Cru Barréjats 1997, Sauternes
Michael tente de nous consoler avec Barréjats 97, mais il souffre également
du passage du petit monstre. belles acidité, matière et amerture en feront
sûrement un très beau vin de repas (porc aux ananas ...), mais pas un vin de
dessert
Borderies extra vieille Paul Beau, Cognac
un cognac qui a du "ooommmpffff", 53°, c'était la fin de la bouteille, très
belle Borderies, mais cause des petites bebêtes qui fourmillent sous mon scalp
ce matin. à moins que ce soit le single malt qui a suivi.
faut que je pense à décaler le rdv chez ma nutritionniste.